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Message non lu par tirru... » ven. 28 déc. 2018 11:51

Āvusa Axiste, jap_8

Concernant le mot Āvuso, il n'est pas tout à fait approprié de le rendre par Vénérable « banthé »qui est habituellement utilisé par les bouddhistes laïcs ou les novices (samanera) lorsqu’ils s’adressent aux bhikkhus :
āvuso : [ind.] (Vocatif), ami; frère. (Formule de politesse utilisée entre moines).

A.P. Buddhadatta Mahathera, Dictionnaire concis pali-anglais et anglais-pali

Āvuso (voc. Pl. M.) [Une forme contractée de āyusmanto pl. de āyusman, dont la forme régulière Pāli est āyasmant, avec v à la place du y fréquemment remplacé dans la langue Pāli, e. g. āvudha pour āyudha] ami, une formule de politesse "ami, frère, monsieur", généralement adressé dans une conversation entre bhikkhus. La construction grammaticale est au pl. du verbe, comme bhavaŋ et bhavanto.

Dictionnaire anglais-pali, TW Rhys Davids, William Stede,
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Message non lu par tirru... » ven. 28 déc. 2018 12:21

4.1.4 The 4 kinds of sufferings
4.1.4.1 We can also speak of a set of 4 kinds of suffering (or 4 sufferings)—birth, decay, disease and death—which are often found listed as the first four in the lists of sufferings in the Sutta [eg §5]. These are the sufferings or painful realities that characterize all worldly life. In other words, they are physical suffering, that is, dukkha,dukkha, or the suffering of the body.
4.1.4 Les 4 types de souffrances
4.1.4.1 On peut aussi parler d’un ensemble de 4 types de souffrance (ou 4 souffrances): naissance, détérioration, maladie et mort - qui figurent souvent parmi les quatre premiers de la liste des souffrances dans le Sutta [par exemple, §5]. Ce sont les souffrances ou les réalités douloureuses qui caractérisent toute vie mondaine. En d'autres termes, ce sont des souffrances physiques, c'est-à-dire dukkha, dukkha ou la souffrance du corps.



————————————————————————————


46 Bhaddako avuso maggo bhaddikā paṭipadā etasaṁ dukkhataṁ pariññāya.

47 D 33,1.10(27)/3:216; S 38.14/4:259; S 45.165/5:56; Vism 16.34-5; Nett 12. See also Gethin, 1998:60-62.

48 The 3 worlds are the sense world (kāma,loka), the form world (rūpa,loka), and the formless world (arūpa,loka).
See The body in Buddhism, SD 29.6a (5.2) & The person in Buddhism, SD 29.6b (7.2). For details, see Viññā- ṇa-ṭ,ṭhiti, SD 23.14.
49 See eg Pañca-k,khandha, SD 17. 50 Vism 16.34 f/499,14-21.

46 Bhaddako avuso maggo bhaddikā paṭipadā etasaṁ dukkhataṁ pariññāya.
47 D 33,1.10 (27) / 3: 216; S 38,14 / 4: 259; S 45,165 / 5: 56; Vism 16,34-5; Nett 12. Voir aussi Gethin, 1998: 60-62.
48 Les 3 mondes comprennent le monde sensuel (kāma, loka), le monde des formes (rūpa, loka) et le monde sans forme (arūpa, loka). Voir The body in Buddhism , SD 29.6a (5.2) & The person in Buddhism , SD 29.6b (7.2). Pour plus de détails, voir Viññā- ṇa-ṭ, itihiti, SD 23.14.
49 Voir, par exemple, Pañca-k, khandha, SD 17. 50 Vism 16,34 f / 499,14-21.
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Message non lu par tirru... » ven. 28 déc. 2018 22:40

.............................................................................
Page 11 (36)
SD 1.1 S 56.11/5:420-424 = Mv 1.6.16-31 @ V 1:10-12 • Dhammacakkappavattana Sutta Mv 1.6.32-37 (V 1:12 f) • *Pañcavaggiya Pabbajjā
4.1.4.2 In other words, these 4 sufferings are actually only the manifestations or symptoms of real suffering. According to the Dhamma,cakka Pavattana Sutta, the suffering that we should really deal with is that of the 5 aggregates (pañc’upādāna-k,khandhā dukkhā) [§5(8)]. These are the sufferings that are close to the very roots of suffering—craving and ignorance. When we understand the nature of the 5 aggregates, they help us loosen our clinging to the world, and the world’s grip on us. Mental cultivation and insight wisdom finally awaken and liberate us from real suffering.
4.1.4.2 En d’autres termes, ces 4 souffrances ne sont en réalité que les manifestations ou les symptômes d’une souffrance réelle. Selon le Dhamma, cakka Pavattana Sutta, la souffrance à laquelle nous devrions vraiment faire face est celle des 5 agrégats (pañc’upādāna-k, khandhā dukkhā) [§5 (8)]. Ce sont les souffrances qui sont proches des racines mêmes de la souffrance - le désir impérieux et l’ignorance. Lorsque nous comprenons la nature des 5 agrégats, ils nous aident à relâcher notre attachement au monde et à notre emprise sur le monde. La culture mentale et la sagesse perspicacité nous réveillent enfin et nous libèrent de la souffrance réelle.
4.1.4.3 Those liberated in this way are also freed from birth, decay, disease and death. We can call these 4 sufferings “symptomatic suffering(s)” because they are only the signs and symptoms of real suf- fering. Then, we call “suffering due to change” (vipariṇāma,dukkha)—the second of the 3 kinds of suf- fering [4.1.3]—“emotional suffering” or “imagined suffering,” because these are our own reactions to loss and changes in ourself and in others (including our mood changes), in things and the environment.
4.1.4.3 Les personnes ainsi libérées sont également libre de la naissance, de la détérioration, de la maladie et de la mort. On peut appeler ces 4 souffrances «souffrances symptomatiques» car elles ne sont que les signes et les symptômes d'une véritable souffrance. Ensuite, nous appelons «souffrance due au changement» (vipariṇāma, dukkha) - le deuxième des trois types de souffrance [4.1.3] - «souffrance émotionnelle» ou «souffrance imaginaire», car ce sont nos propres réactions à la perte et aux changements en nous-mêmes et chez autrui (y compris nos changements d'humeur), dans les choses et dans l’environnement.
4.1.4.4 The arhats—because they are fully awakened to true reality—are free from real suffering. They are free from birth, decay, disease and death, in the sense none of these symptoms affect their minds in any way. Only their bodies (what remains of their 5 aggregates), because they are physical, continue regenerating itself (in this last life), continue to decay, sometimes fall sick, and finally die (“final” in the literal sense, since there is no more rebirth; hence, no more redeath).
When we understand this, we have a good idea why nirvana—the final state of the Buddha and the arhats—are also “described” (for the convenience of the understanding of the unawakened) as being the opposites of birth, decay, disease and death—nirvana is thus non-birth, non-decay, non-disease and non- death, that is to say [cf 4.2.2.3]:

ajāta or abhūta——-“birth-free”——-being unborn, being free of rebirth, hence, no redeath;
avyādhi or ajarā——-“decay-free”——-not subject to change, bodily or mental, or disease and dis-ease;
asoka or abhaya——-“fear-free”——-without craving, there is no fear, nor danger from the world;
amara or amata——-“death-free”——-without rebirth, there is no redeath, the cycle is finally broken.
The most popular of these terms for nirvana are ajāti, ajarā, abhaya and amata.51 Further discussions follow [4.2.2].
4.1.4.4 Les Arhats - parce qu'ils sont pleinement éveillés à la véritable réalité - sont exempts de souffrance réelle. Ils sont exempts de naissance, de détérioration, de maladie et de mort, en ce sens qu'aucun de ces symptômes n'affecte leur esprit de quelque manière que ce soit. Seul leur corps (ce qui reste de leurs 5 agrégats), parce qu’il est physique, continue à se régénérer (dans cette dernière vie), continue à se décomposer, tombe parfois malade et finit par mourir (« de « façon définitive » au sens littéral, car il n’y a plus de renaissance, donc plus de répétition de le mort).
Quand nous comprenons cela, nous comprenons bien pourquoi le nirvana - l’état final du Bouddha et des Arhats - est également «décrit» (pour la commodité de la compréhension des non-éveillés) comme étant le contraire de la naissance, de la détérioration, de la maladie et de la mort. Nirvana est donc non-naissance, non-détérioration, non-maladie et non-mort, c'est-à-dire [cf. 4.2.2.3]:

ajāta ou abhūta——-“Sans naissance”——-être non né, être libre de la renaissance, donc pas de répétition de la mort;
avyādhi ou ajarā——-“sans décomposition”——-non sujet au changement, physique ou mental, ni à la maladie ni au déséquilibre;
asoka ou abhaya——-“sans peur”——-sans envie, il n'y a pas de peur, ni de danger du monde;
amara ou amata——-“sans mort”——-sans renaissance, il n'y a pas de répétition de la mort, le cycle est finalement brisé.


Les termes les plus populaires pour le nirvana sont ajāti, ajarā, abhaya et amata 51. D'autres explications suivront [4.2.2].
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Message non lu par axiste » ven. 28 déc. 2018 22:57

Merci tirru je vais changer et mettre ami, mais il manque le sens complet...il faudrait traduire les termes pali qui jalonnent les pages, ce serait plus éclairé...et utile.
Faire des notes de traducteur en fait.
Cinq clefs pour la parole correcte :
- dire au bon moment, prononcer en vérité, de façon affectueuse, bénéfique et dans un esprit de bonne volonté."
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Message non lu par tirru... » ven. 28 déc. 2018 23:01

axiste a écrit :
ven. 28 déc. 2018 22:57
Merci tirru je vais changer et mettre ami, mais il manque le sens complet...il faudrait traduire les termes pali qui jalonnent les pages, ce serait plus éclairé...et utile.
Faire des notes de traducteur en fait.
Tu as raison Axiste, ce serait en effet utile !
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Message non lu par tirru... » ven. 28 déc. 2018 23:02

4.2 JĀTI AND ITS CONTEXT.
4.2.1 Jāti refers to rebirth itself. In the early after-centuries, Buddhist scholastics and commentators tend to interpret jāti as gestation or as the process of being born, that is, the pain which we bear in our mother’s womb up to the moment of being born. Scholars have noted that the Sarvāstivādins have a pro- pensity to interpret jāti,dukkha as the suffering in a mother’s womb and at birth, despite the fact that the original concept of jāti is found in Vasubandhu.52
It is clear from the early texts, however, that jāti (birth) generally refers to rebirth itself. This is clearly evident from two key early suttas, the Mahā,satipaṭṭhāna Sutta (D 22) and the Sammā,diṭṭhi Sutta (M 9), thus:
And what, bhikshus, is birth?
The birth, becoming, descending (into a womb), (arising,)53 generating, manifesting of the
aggregates, obtaining the sense-bases in various beings, in various groups of beings, here and there—this, bhikshus, is called birth.54 (D 22,18/2:305), SD 13.2 = (M 9,26/1:50), SD 14.1

4.2 JĀTI ET SON CONTEXTE.
4.2.1 Jāti se réfère à la renaissance elle-même. Durant les premiers siècles du bouddhisme, les érudits et les commentateurs bouddhistes avaient tendance à interpréter le terme jāti comme étant une gestation ou un processus de naissance, c’est-à-dire à partir de la douleur que nous supportons dans le ventre de notre mère jusqu’au moment de sa naissance. Des érudits ont noté que les Sarvāstivādins avaient tendance à interpréter jāti, dukkha, comme une souffrance dans le ventre de leur mère et à la naissance, malgré le fait que le concept original de jāti se trouve dans le Vasubandhu 52.
Il ressort clairement dans les premiers textes que jāti (la naissance) fait généralement référence à la renaissance elle-même. Cela apparait clairement dans deux des premiers suttas, le Mahā, satipaṭṭhāna Sutta (D 22) et le Sammā, Diṭṭhi Sutta (M 9), ainsi il est dit :

Et qu'est-ce que la naissance, bhikkhus?
La naissance, provenant, descendant (dans un utérus), (naissant,) 53 génération, manifestation des agrégats, obtenant les bases des sens chez divers êtres, dans divers groupes d’êtres, ici et là-bas, ceci, bhikkhus, s’appelle la naissance 54. (D 22,18 / 2: 305), SD 13,2 = (M 9,26 / 1:50), SD 14,1
4.2.2 Jāti jarā vyādhi maraṇa
4.2.2.1 Toshifumi GOTŌ, in his 2005 study,55 shows that early Buddhist conception of “the four suf- ferings”—birth, decay [ageing], disease and death—that is, the first four in the list of 8 or 9 sufferings,

----------------------------------------

51 M 26,12 (SD 1.11); S 45.7/5:8, 47.41/5:184; U 8.3/80; It 2.2.6/37 f; Tha 219; Thī 512.
52 See eg Muroji 1966:181-196; Gotō 2005:81-85.
53 Nibbatti, so Ke & M 3:249.
54 Yā tesaṁ tesaṁ sattānaṁ tamhi tamhi satta,nikāye jāti sañjāti Okkanta [nibbatti]* abhinibbati, khandhānaṁ
pātubhāvo āyatanānaṁ patilābho, ayaṁ vuccati jāti. *Ke & M 3:249.

4.2.2 Jāti jarā vyādhi maraṇa
4.2.2.1 Toshifumi GOTŌ, dans son étude de 2005, 55 montre que la conception bouddhiste primitive des «quatre souffrances» - naissance, décadence [vieillissement], maladie et mort - sont les quatre premières d'une liste de 8 ou 9 souffrances ,

----------------------------------------

51 M 26,12 (SD 1,11); S 45,7 / 5: 8, 47,41 / 5: 184; U 8,3 / 80; Il 2.2.6 / 37 f; Le 219; Thī 512.
52 Voir par exemple Muroji 1966: 181-196; Gotō 2005: 81-85.
53 Nibbatti, ainsi Ke & M 3: 249.
54 Yā tesaṁ tesaṁ sattānaṁ tamhi tamhi satta, nikāye jāti sañjāti Okkanta [nibbatti] * abhinibbati, khandhānaṁ
pātubhāvo āyatanānaṁ patilābho, ayaṁ vuccati jāti. * Ke & M 3: 249.
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Message non lu par cgigi2 » sam. 29 déc. 2018 07:32

Cela sous entend quoi finalement ?
Cela est une description de ce qui n'est pas mais ne révèle pas ce qui est :)
ajāta ou abhūta——-“Sans naissance”——-être non né, être libre de la renaissance, donc pas de répétition de la mort;
avyādhi ou ajarā——-“sans décomposition”——-non sujet au changement, physique ou mental, ni à la maladie ni au déséquilibre;
asoka ou abhaya——-“sans peur”——-sans envie, il n'y a pas de peur, ni de danger du monde;
amara ou amata——-“sans mort”——-sans renaissance, il n'y a pas de répétition de la mort, le cycle est finalement brisé.
avec metta
gigi
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Message non lu par axiste » sam. 29 déc. 2018 13:43

Peut être que l’utilisation de la négation reste la meilleure approche car les concepts ne peuvent circonscrire, malgré leur tentative... ils sont pourtant un outil éclairant. love3
Cinq clefs pour la parole correcte :
- dire au bon moment, prononcer en vérité, de façon affectueuse, bénéfique et dans un esprit de bonne volonté."
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Re: Projet traduction site Dharmafarer

Message non lu par axiste » sam. 29 déc. 2018 14:37

....................................................................................
Page 12 (37)
5.12.2.1 Saṁyutta 5, Mahā Vagga 12, Sacca Saṁyutta 2, Dhammacakkappavattana Vagga 1
closely parallels Yājñavalkya’s characterization of the Ātman [the abiding “self”].56 Comparant the four attributes of the ātman in Yājña,valkya doctrine, as found in the Bṛhad Āraṇyaka Upaniṣad,57 namely, ajára (undecaying), amára (undying), abháya (fearless) and amṛta (immortal).[4.1.4]
(...)
Il fait un parallèle proche avec la définition de l’Ātman de Yājñavalkya’s [le“soi”permanent].56 En comparant les quatre caractéristiques de l’ātman dans la doctrine du Yājña,valkya, tels qu’on les trouve dans le Bṛhad Āraṇyaka Upaniṣad,57 à savoir, ajára (inaltérable ), amára (immortel), abháya (sans peur) and amṛta (immortel).[4.1.4]

At a glance, these four words appelé to be colourful qualifiers without any discernible difference in meaning. In the Buddha’s time (and before that), however, these words “express the essential qualities of the Ātman which transcends this very fear (bhaya) [the fear of death]” (Gotō 2005:84).
Indeed, such notions as the Ātman or eternal soul is to overcome the fear of death, and of the after-death state, just as the Almighty God-idea is used to overcome psychological insecurity with God serving as a protective “heavenly father.”58 Hence, the Ātman makes one “fearless” (or, unfearing, fearfree) (abháya).


Au premier coup d’oeil, ces quatre mots semblent être des qualificatifs colorés sans aucune différence perceptible au niveau du sens. A l’epoque du Bouddha (et avant cela), cependant, ces mots expriment les qualités essentielles de l’Ātman qui transcendent cette peur même (bhaya) [la peur de la mort]” (Gotō 2005:84).
En effet , des notions telles que l’Ātman ou l’âme éternelle doivent vaincre la peur de la mort, et de l’après mort, tout comme l’idée d’un Dieu Tout puissant est utilisée pour surmonter l’insécurité psychologique, Dieu servant de père céleste protecteur.”58 Ainsi l’Ātman rend quelqu’un “sans peur” (ou sans crainte, libre de peur) (abháya).
4.2.2.2 According to the Bṛhad Āraṇyaka Upaniṣad, when a person attains Brahman, he becomes amṛta. Although here amṛta means “immortal,” it does not mean that someone alive who does not die on earth (for which the word amára, “undying” is used), but that there is no more death at all. This is because punar-mṛtyú (repeated death in a heavenly world resulting in rebirth on earth, or “redeath”) is transcended. In this case, according to Upaniṣads, Ātman is absorbed into Bráhman.59 The term amára (“un- dying”), however, is not attested anywhere in Vedic literature, except in later literature.60
In philosophical terms, these two terms—amata (“immortal, death-free”) and amara (“undying”)— probably reflect the way that Vedic thinkers and the early believers understood of the Buddha’s realization of nirvana. Evidently, the Buddha consciously uses these terms as qualifiers of nirvana so that the brahmins and believers of the Vedic system—his main intended audience—could understand his teachings through conceptual familiarity. Other similar expressions include the teaching being referred to as “the door of immortality” (amata,dvāra).61

4.2.2.2 Selon Le Bṛhad Āraṇyaka Upaniṣad, quand une personne atteint l’état de Brahman, elle devient amṛta. Bien qu’ici amṛta veut dire “immortel,” cela ne veut pas signifier une personne vivante qui ne meurt pas sur terre (pour laquelle le mot amára, “immortel” serait utilisé ), mais qu’il n’y a plus de mort du tout. C’est parce que punar-mṛtyú (la mort répétée dans un monde céleste entraînant une renaissance sur terre, ou “re-mort”) est transcendée. Dans ce cas, selon l’Upaniṣads, Ātman est absorbée dans Bráhman.59 Le terme amára (“immortel”), toutefois, n’est attesté nulle part dans la littérature védique, sauf dans les écrits ultérieurs.60
En termes philosophiques, ces deux termes—amata (“immortel, libéré de la mort”) et amára (“immortel”)—reflètent probablement la manière dont les penseurs védiques et les premiers croyants comprenaient la réalisation du nirvana par le Bouddha. Evidemment, le Bouddha utilise consciemment ces termes et qualificatifs du nirvana afin que les brahmines et les croyants du système védique —son principal public cible—puissent comprendre son enseignement à travers des concepts familiers. D’autres expressions similaires incluent l’enseignement appelé “la porte de l’immortalité” (amata,dvāra).61
4.2.2.3 Gotō concludes his 2005 essay by showing the correspondence between the Vedic and the Buddhist terms, thus:62
Gotō Conclut son essai de 2005 en montrant la correspondance entre les termes védiques et bouddhistes, de cette façon :
62

Image

Notes de traduction (NTD):

Upaniṣad qualifiers for ātman
(Qualificatifs Upaniṣads pour ātman)
ajára, undecaying (non déclin)
Amara, undying (libéré de la mort)
abháya, fearless (sans peur)
amṛta, immortal (immortel)

Buddhist terms for suffering
Termes bouddhistes pour souffrance
Jāti, birth-rebirth ( naissance, renaissance)
Jarā, ageing-de au ( vieillissement, déclin)
vyādhi, desease (maladie)
māraṇa, death (mort)

Here, we see how the Upanisadic adjective ajára (undecaying) is related to the Pali noun jarā (decay), by referring to opposite qualities. Similarly, the Upanisadic amára (undying) (used almost exclusively as an epithet of Ātman) is related to the Pali maraṇa (death) in reflecting contrary qualities. The Upanisadic amṛta (immortal) points to the opposite of the Pali jāti (birth, rebirth). The Upanisadic abháya (fearless), however, is replaced by the Pali vyādhi (disease), “a more concrete notion for our usual life” (Gotō 2005:84). Gotō concludes:
Ici, nous voyons comment l’adjectif de l’Upanishad pour ajára ( non déclin) est lié au nom pali Jarā (déclin) en faisant référence à des qualités opposées. De même le mot de l’Upanishad amára (immortel) (utilisé presque exclusivement comme épithète de Ātman) est lié au pali māraṇa (mort) en reflétant des qualités contraires.
Dans l’Upanishad, amṛta (immortel) indique le contraire du pali Jāti ( naissance, renaissance).
Le mot abháya ( sans peur) de l’Upanishad est cependant remplacé par le pali vyādhi( maladie), «  une notion plus concrète pour notre vie de tous les jours »(Gotō 2005:84). Gotō conclut:[/quote]

————————————
Notes et renvois....
————————————
55 “Yajñavalkya’s characterization of the ātman and the four kinds of suffering in early Buddhism.”
56 The Upaniṣads describe the Ātman, thus: “This immense. unborn self is none other than the one consisting of perception here among the vital functions (prāṇa). There, in that space within the heart, he lies—the controller of all, the lord of all, the ruler of all!” (Sa vā eṣa mahān aja ātmā yo’yaṃ vijñānamayaḥ prāṇeṣu. Ya eṣo’ntar hṛdaya ākāśas tasmiñ śete, sarvasya vaśī, sarvasyeśānaḥ, sarvasyādhipatiḥ, BĀU 4.4.22).
57 BAU 4.4.30-31; also BAU (Mādhyandina ed) 3.8.8, amongst other negated qualifiers of etád... akṣáram, “this imperishable one.” See Gotō 2005:72-74.
58 On Buddhism and the God-idea, see Te,vijja S (D 13), SD 1.8 (5).
59 BĀU (Mādhyandina ed) 4.4.8 f (Śatapatha Brāhmaṇa 14.7.2.8 f), BAU (Kāṇva ed) 4.4.6 f. Gotō 2005:75 f, 80.
60 Eg Manu,smṛti 2.148 = Viṣṇu,smṛti 30.46 (sā [scil jāti] ajar’āmarā); in the meaning of “god” (Baudhāyana-
Dharma,sūtra 4.8.7).
61 Mv 1.5.7 (V 1:5 f) = D 2:39 = M 1:168 f = S 1:137 f; It 80; Vv 1035/5.14.27. See Sakamoto-Gotō, JIBS 41,1
1992:471 n2. See also CPD: amata-dvāra & amata-nibbāna. On amata,dvāra, see Cūḷa Gopālaka S (M 34,12/- 1:227,11*), which Comy glosses as the “noble path’ (ariya,magga)..
62 This set of the four words occurs also in Bṛhad-Āraṇyaka Upaniṣad 3:8,8 (Mādhyandina ed, lacking in Kāṇva ed) among other negated qualifiers of etád ... akṣáram, “this imperishable one.”

55 Definition de l’ātman et des quatre types de souffrance dans le bouddhisme ancien par “Yajñavalkya”
56 Les Upanishad décrivent l’ Ātman, ainsi: “Cet immense. non né, soi, n’est autre que celui qui englobe la perception à travers les fonctions vitales (prāṇa). Ici, Dans cet espace à l’interieur du corps, il se trouve— le contrôleur de tout, le seigneur de tout, le souverain de tout!” (Sa vā eṣa mahān aja ātmā yo’yaṃ vijñānamayaḥ prāṇeṣu. Ya eṣo’ntar hṛdaya ākāśas tasmiñ śete, sarvasya vaśī, sarvasyeśānaḥ, sarvasyādhipatiḥ, BĀU 4.4.22).
57 BAU 4.4.30-31; Egalement BAU (Mādhyandina ed) 3.8.8, parmi d’autres qualificatifs ignorés (comme celui que retrouvons dans les textes du Brhad-Aranyaka-Upanisad) : « etád... akṣáram », « L’impérissable ». See Gotō 2005:72-74.
58 Sur le bouddhisme et l’idee de Dieu, voir Te,vijja S (D 13), SD 1.8 (5).
59 BĀU (Mādhyandina ed) 4.4.8 f (Śatapatha Brāhmaṇa 14.7.2.8 f), BAU (Kāṇva ed) 4.4.6 f. Gotō 2005:75 f, 80.
60 Eg Manu,smṛti 2.148 = Viṣṇu,smṛti 30.46 (sā [scil jāti] ajar’āmarā); dans le sens de “dieu” (Baudhāyana-Dharma,sūtra 4.8.7).
61 Mv 1.5.7 (V 1:5 f) = D 2:39 = M 1:168 f = S 1:137 f; It 80; Vv 1035/5.14.27. See Sakamoto-Gotō, JIBS 41,1
1992:471 n2. Voir aussi CPD: amata-dvāra & amata-nibbāna. Sur amata,dvāra, voir Cūḷa Gopālaka S (M 34,12/- 1:227,11*), que Comy fait passer pour le “noble sentier’ (ariya,magga)..
62 Cet ensemble de quatre mots se retrouve également dans Bṛhad-Āraṇyaka Upaniṣad 3:8,8 (Mādhyandina ed, lacking in Kāṇva ed) parmi d’autres qualificatifs ignorés (comme celui que retrouvons dans les textes du Brhad-Aranyaka-Upanisad) : « etád... akṣáram », « L’impérissable ».


..............................................................................................
Page 13 (38)
SD 1.1 S 56.11/5:420-424 = Mv 1.6.16-31 @ V 1:10-12 • Dhammacakkappavattana Sutta Mv 1.6.32-37 (V 1:12 f) • *Pañcavaggiya Pabbajjā

The conception of life and world in early Buddhism have thus inherited the reflections on birth and death in the old Upaniṣads, and further explicated them. The predominance of the pessimistic view of life in early Buddhism 63 can be explained from this historical background; it is rooted in the negative discussions about re-dying (punar-mṛtyú) in the heavenly world since the Brāhmaṇa period.
The teaching of Gotama Buddha, which aims to deliver the ordinary people from their con- crete suffering, tends to observe phenomena of human life more realistically than his forerunners and endeavors to elucidate the causality of existence in Saṁsāra without admitting the existence of “the eternal subject of existence,” ie Ātman, thus resulting in the doctrine of Pratītyasamupāda.
(Gotō 2005:85)
La conception de la vie et du monde dans le bouddhisme ancien a ainsi hérité des réflexions sur la naissance et la mort des anciens Upaniṣads, et les a explicitées de façon plus approfondie. La prédominance de la vision pessimiste de la vie dans le bouddhisme ancien 63 s’explique par ce contexte historique; elle est enracinée dans les discussions négatives sur les re-morts (punar-mṛtyú) dans le monde céleste depuis l’époque des Brahmanes. L’enseignement du Bouddha Gotama, qui vise la libération de la souffrance concrète des personnes ordinaires, tend à observer les phénomènes de la vie humaine de façon plus réaliste que ses prédécesseurs et s’efforce d’élucider la causalité de l’existence dans le Samsara sans admettre l’existence “du sujet éternel de l’existence”, i.e. l’Ātman, ce qui débouche sur la doctrine de Pratītyasamupāda. (Gotō 2005:85)
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Re: Projet traduction site Dharmafarer

Message non lu par tirru... » sam. 29 déc. 2018 15:29

Bonjour Axiste,

Si c'est du mot Yājñavalkya que tu parles, il s'agit d'un texte hindouiste
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Message non lu par axiste » sam. 29 déc. 2018 15:36

Coucou Tirru, je répondais à Gigi en fait.
Pour le mot que tu cites, j’avais vu que c’etait un texte hindouiste parce que je ne connaissais pas et j’avais besoin de comprendre pour traduire. Merci pour ce lien que tu cites, je vais l’explorer.
Je retiens surtout que c’est un texte qui a eu une grande influence en Inde.
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Message non lu par axiste » sam. 29 déc. 2018 18:33

Pas facile à traduire les notes et renvois ici, serait -il possible d’avoir votre aide parce que certains passages restent obscurs pour moi ? Butterfly_tenryu

Ici par exemple
amongst other negated qualifiers of etád... akṣáram, “this imperishable one.
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Message non lu par tirru... » sam. 29 déc. 2018 23:01

axiste a écrit :
sam. 29 déc. 2018 18:33
Pas facile à traduire les notes et renvois ici, serait -il possible d’avoir votre aide parce que certains passages restent obscurs pour moi ? Butterfly_tenryu

Ici par exemple
amongst other negated qualifiers of etád... akṣáram, “this imperishable one.
C'est vrai que ce n'est pas évident, peut être est-ce une négligence de la part de l'auteur ? ou une évidence pour lui ?

proposition de traduction :
Parmi d’autres qualificatifs ignorés (comme celui que retrouvons dans les textes du Brhad-Aranyaka-Upanisad) : « etád... akṣáram », « L’impérissable ».
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Message non lu par axiste » sam. 29 déc. 2018 23:19

Merci Tirru, pour la proposition, je ne ferai pas mieux jap_8
:)
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Message non lu par tirru... » dim. 30 déc. 2018 02:47

4.2.2.4 By the time of the Buddha, mystical speculations and religious philosophy had developed for over a millennia, and these traditions were widespread, well known and well respected. Most of the great sages—such as those from whom arose the Upaniṣads—were recluses living apart from society, but greatly influenced the wise, wealthy and powerful. With the rise of urbanism, such teachings were taken up by more worldly specialists—especially the brahmins—who used such ideas to introduce their own teachings and rituals for the purpose of controlling the masses, especially the wealthy and powerful, and to attract funds and services of society. Many knew such undercurrents, but few could do anything about them. The Buddha was surely the foremost of those who clearly and consistently spoke against these false ideas and wrong ways.
To reach out to the masses, especially the wiser and the readier, he employs languages and figures that are familiar to his audience, both the brahmins and believers in the Vedic system, and those against the brahmins and their ways. In doing so, he easily and effectively reaches out to them with his teach- ings.64 In many ways, the Buddha has to be innovative to counter and correct the highly influential and falsely profound mystical talk of imaginative visions which impress the ignorant and gullible masses of his days and even today.
One of the Buddha’s favourite skillful means is to demystify the religious garble of the brahminical teachings into the plain language of the people,65 and demythologize the beguiling rituals into beneficial practices for personal cultivation and self-reliance.66 Above all, the Buddha has to expose the ideologies of karma and dharma as brahminical self-aggrandisement and class exploitation.67
Karma, declares the Buddha, is not right ritual action, but personal accountability in doing good and avoiding bad.68 Dharma is not social hierarchy to being ritual and mental slaves to the brahmins and their false faith,69 but reciprocal social responsibility,70 and above all, working for a good society that allows its members to become true individuals capable of self-awakening to the highest happiness here and now.71


4.2.2.4 À l'époque du Bouddha, les spéculations mystiques et la philosophie religieuse s'étaient développées depuis plus d'un millénaire et ces traditions étaient répandues, bien connues et bien respectées. La plupart des grands sages - tels que ceux dont sont issues les Upanishad - étaient des reclus vivant à l'écart de la société, mais influençaient grandement les sages, les riches et les puissants. Avec la montée de l'urbanisme, de tels enseignements ont été repris par des spécialistes plus mondains - en particulier les brahmanes - qui ont utilisé de telles idées pour introduire leurs propres enseignements et rituels dans le but de contrôler les masses, en particulier les riches et les puissants, et s’attirer des fonds et les bonnes grâces de la société. Beaucoup connaissaient ces tendances sous jacentes, mais peu d’entre-eux pouvaient y faire face. Le Bouddha était sûrement le premier de ceux qui ont clairement et constamment parlé contre ces fausses idées et ces mauvaises voies.
Pour atteindre les masses, en particulier les plus sages et les plus avertis, il utilise des langages et des figures familières à son auditoire, à la fois celui des brahmanes et des croyants du système védique, et ceux contre les brahmanes et leurs voies. Ce faisant, il s'adresse facilement et efficacement à leurs enseignements. 64 À bien des égards, le Bouddha doit innover pour contrer et corriger le discours mystique très influent et faussement profond, empreint de visions imaginaires qui impressionnent les ignorants et les masses crédules de son époque et même d’aujourd'hui.
L'un des moyens habiles préféré du Bouddha est de démystifier le mélange religieux d'enseignements brahminiques en un langage clair et simple, 65 et de démythologiser les rituels de séduction en pratiques bénéfiques pour la culture personnelle et l’indépendance.66 Le Bouddha doit avant tout exposer les idéologies du karma et du dharma comme une auto-glorification brahmanique et une exploitation de classe.67
Le karma, déclare le Bouddha, n’est pas une action rituelle juste, mais une obligation personnelle de faire le bien et d’éviter le mal.68 Le Dharma n’est pas une hiérarchie sociale qui consiste à être un esclave rituel et mental des brahmanes et de leur fausse foi, 69 mais une responsabilité sociale partagée,70 et avant tout, cela consiste a œuvrer pour une bonne société qui permette à ses membres de devenir de véritables individus, capables de s'éveiller eux-mêmes au plus grand bonheur, ici et maintenant.71
4.3 SAMUDAYA AND NIRODHA. The terms samudaya [§§6, 10] and nirodha [§§7, 11] are commonly tr respectively as “origin” and “ending, cessation.” However, from the teachings of this Sutta, which un- derlies the Buddha’s Teaching as a whole, they are better rendered as “arising” and “non-arising.” Payut-to makes an important note:
Generally speaking, the word ‘cease’ [or ‘end’] means to do away with something which has already arisen, or the stopping of something which has already begun. However, nirodha in the

4.3 SAMUDAYA ET NIRODHA. Les termes samudaya [§§6, 10] et nirodha [§§7, 11] sont généralement nommés respectivement “origine” et “fin, cessation”. Cependant, d'après les enseignements de ce Sutta, qui sous-tend l'enseignement du Bouddha dans son ensemble, ils sont mieux rendus par «résultant» et «non-résultant». Payut To fait une remarque importante:
De manière générale, le mot "cesser" [ou "terminer"] signifie supprimer quelque chose qui est déjà apparu ou arrêter quelque chose qui a déjà commencé. Cependant, nirodha dans le (...)


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63 By “pessimistic” here, Gotō is evidently referring to the recurring early Buddhist statements on the universality of suffering, etc, not that the Buddha teaches a negative life-view without happiness or salvation: see Gotō 2005 §8.
64 See “Did the Buddha ‘borrow’ ideas from the Upaniṣads?” SD 6.15 (5); Ambaṭṭha S (D 3), SD 21.3 (3).
65 Eg the ignoble and the noble quests, Ariya Pariyesanā (M 26,5-13), SD 1.11.
66 On the true “brahmin” as the arhat, see Sn 620-647 in Vāseṭṭha S (M 98 = Sn 3.9), SD 37.1.
67 Aggañña S (D 27), SD 2.19; Te,vijja S (D 13), SD1.8.
68 Vāseṭṭha S (M 98 = Sn 3.9), esp Sn 612-619 + SD 37.1 (1.3).
69 Assalâyana S (M 93), SD 40a.2.
70 Sigāl’ovāda S (D 31), SD 4.1.
71 Esukār S (M 96), SD 37.9.
63 Par «pessimiste», Gotō se réfère à d’évidence aux déclarations récurrentes du Bouddhisme sur l'universalité de la souffrance, etc.
64 Voir “Did the Buddha ‘borrow’ ideas from the Upaniṣads?” SD 6.15 (5); Ambattha S (D3), SD 21,3 (3).
65 Par exemple, les quêtes ignobles et nobles, Ariya Pariyesanā (M 26,5-13), SD 1.11.
66 Sur le vrai «brahmane» comme l'arhat, voir le numéro 620-647 dans Vāseāha S (M 98 = Sn 3.9), SD 37.1.
67 Aggañña S (D 27), SD 2,19; Te, vijja S (D 13), SD1.8.
68 Vāseṭṭha S (M 98 = Sn 3,9), particulièrement Sn 612-619 + SD 37,1 (1,3).
69 Assalâyana S (M 93), SD 40a.2.
70 Sigāl’ovāda S (D 31), SD 4.1.
71 Esukār S (M 96), DS 37.9.
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