Contemplation de la mort

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Yana2vimutti
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Un fil pour contempler la mort, se souvenir de notre mortalité et utiliser au mieux cette précieuse vie et le temps qu'il nous reste à la vivre...

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Pavāta dīpa tullyāya
Sāyu santati yākkhayaṁ
Parūpamāya sampassaṁ
Bhāvaye maraṇassatiṁ
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Percevant avec l’oeil de la sagesse la fin de la vie chez autrui,
Telle une lampe éteinte par le vent,
Cette succession de vies avançant vers l’extinction.
Ainsi doit-on contempler la mort.
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(extrait du livre de chant du centre bouddhiste du Bourget)
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Floch
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Yana2vimutti a écrit :
12 septembre 2020, 16:30
Un fil pour contempler la mort, se souvenir de notre mortalité et utiliser au mieux cette précieuse vie et le temps qu'il nous reste à la vivre...
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« Cette forme humaine libre et pleine de dons est très difficile à obtenir.
Maintenant que vous avez la chance de réaliser ce potentiel humain complet, si vous ne faites pas bon usage de cette occasion,
Comment pourriez-vous espérer obtenir à nouveau une telle chance ? »
-Shantideva-


anjalimetta
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Circé
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Cependant.................................... Vivre le moment présent...........................contempler la vie.........penser en termes de Karma en accumulant les actions positives et en donnant joie et paix autour de soi.....
C'est ce que j'essaie de faire, je ne me torture pas avec la contemplation de la mort. Elle viendra, on le sait, on n'a pas peur ,on s'y prépare .Comment?en suivant le Noble Sentier Octuple nous délivrera, et ça, ça se pratique là, tout de suite dans la Vie, avec un grand V.
Contempler des dessins gerbants avec des têtes de mort, ce n'est pas ça qui mène au détachement.
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Floch
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Bonjour Circé,

Je crois que la mort nous questionne bien souvent tout le long de notre vie Elle est au cœur de notre pratique et des enseignements du bouddhisme, mais la saisie intellectuelle qu'on en fait n'est pas l'expérience directe. Alors, pour mieux s'en détacher, on peut la contempler comme l'évoque le satipatthana soutra pratiqué dans les monastères thailandais en visualisant la décomposition des agrégats avec précision pour comprendre l'attachement et l'impermanence si cela peut aider à prendre conscience que notre vie est précieuse et donner des raisons supplémentaire pour pratiquer.

Je préfère aussi cultiver les graines de joie, mais après, chacun explore à sa manière les chemins, qu'il peut parcourir pour rendre cette compréhension efficiente.
Chemins parfois bien différents pour autrui de ceux présents dans notre courant de conscience et ne suscitant probablement pas les mêmes ressentis pour chacun.

anjalimetta
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axiste
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Bonjour à tous, et contente de te lire à nouveau Circé !
Contempler des dessins gerbants avec des têtes de mort, ce n'est pas ça qui mène au détachement.
Peut être que ces pratiques s’accordent plus ou moins avec nos tendances types ...
Si on est de type critique, il est facile de voir le corps comme étant grossier et répugnant. Par contre, un kāmarāgacarita, c’est-à-dire une personne de type désir- convoitise, adore la méditation mettā (sur l’amour universel inconditionnel) parce que mettā n’est pas critique du tout.
Asubha et mettā sont donc des upāya, des moyens habiles, pour avoir un autre regard sur les choses. Si on est de type désir, les pratiques asubha peuvent rééquilibrer. On peut les utiliser très judicieusement pour développer plus de discernement et de lucidité par rapport à ce qui est déplaisant et non attirant. Quant aux dosacarita, ils peuvent utiliser mettā: apprendre à accepter ce que l’on n’aime pas sans céder à la tendance à critiquer, rejeter ou s’opposer.

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Les images sont un peu comme nos pensées, infinies.

Qu’en faisons nous?
Cinq clefs pour la parole correcte :
- dire au bon moment, prononcer en vérité, de façon affectueuse, bénéfique et dans un esprit de bonne volonté."
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Circé
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La contemplation du corps qui se décompose, Thich Nath Hahn la décrit et explique comment, jeune moine, il l'a expérimentée. Je ne sais plus dans quel livre. J'ai été marquée par cette expérience, j'ai vraiment intégré la signification de cette contemplation.
Cette compréhension profonde, ce ressenti, ne me quittent pas, je sais, je sens que la mort du corps viendra.
Mais je ne vois pas, du moins pour moi, la nécessité de " piqûres de rappel", pas besoin de se repasser en tête des images morbides.
Le DL a dit qu'il fallait faire de notre courte vie sur cette terre quelque chose d'utile, cette contemplation est utile, une fois, deux fois;;; mais quand c'est fait c'est fait, pas utile de ressasser.
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axiste
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Tout à fait, je le ressens aussi ainsi jap_8
Merci pour ce regard
Cinq clefs pour la parole correcte :
- dire au bon moment, prononcer en vérité, de façon affectueuse, bénéfique et dans un esprit de bonne volonté."
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Circé
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Le corps n'est ni grossier ni répugnant, au contraire. Rien n'est répugnant d'ailleurs, sauf peut-être nos fausses perceptions de la réalité. le corps est aussi un outil qui permet de réaliser de grandes choses; les actions béné fiques, la joie donnée aux autres, la bienveillance, un simple sourire, une parole de consolation, tout ça c'est le corps qui l'exprime. la mort non plus n'est ni terrifiante ni répugnante. Dois je vous rappeler que le " contraire" de la mort, c'est la naissance? Alors qu'est ce qui pourrait nous faire peur?
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