États d’esprit et lâcher prise

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États d’esprit et lâcher prise

Message non lu par axiste » jeu. 2 août 2018 22:52

Ça pourrait être Vassa tous les jours de l’année finalement; en tous les cas c’est le meilleur que l’on puisse nous souhaiter : prendre conscience des états d’esprit et puis lâcher prise à chaque instant ! anjalimetta
Proposition de pratique pour le Vassa 2018 :

Conscience des états d’esprit et lâcher-prise


Comme le souligne le Bouddha dans les deux premiers versets du Dhammapada, l’état d’esprit précède la parole et l’action : si nous parlons ou agissons avec un esprit obscurci par le désir, l’aversion ou l’ignorance, la souffrance s’ensuit inévitablement ; si nous parlons ou agissons avec un esprit paisible et lumineux, c’est le bonheur qui s’ensuit.

Pour trouver ce véritable bonheur – celui qui ne dépend pas des circonstances de la vie mais de la sagesse du regard que l’on pose sur elles –, nous devons donc apprendre à apaiser notre esprit et à lui apporter la clarté d’une vision juste, c’est-à-dire libre de tous les obstacles mentaux qui obscurcissent notre esprit. C’est le travail de toute une vie mais c’est aussi le travail de chaque instant. Ici. Maintenant.

Pour ce faire nous avons besoin de deux outils qui devront être affinés et qui le seront plus encore grâce à cette pratique : l’attention juste et le lâcher-prise.

L’attention juste : C’est l’outil essentiel sur la voie spirituelle. C’est la capacité à s’ouvrir à ce qui est dans l’instant et à porter un regard pénétrant sur la nature réelle de l’objet observé. Quelle est cette réalité ? 1) Tout change tout le temps. 2) Si on se saisit de quoi que ce soit et que l’on s’y attache, on finit inévitablement par le perdre puisque tout change, et cette perte est souffrance. 3) On ne peut rien à cet état de fait, c’est ainsi.

Comment développer l’attention juste ?

Pour que l’attention soit assez fine pour percevoir en toute chose la réalité et l’inévitabilité de la souffrance liée à l’impermanence, elle doit être travaillée dans les petits gestes du quotidien, mais aussi et surtout en s’ancrant jour après jour dans la méditation de la concentration sur la respiration.

Cette attention va nous permettre :


a) De prendre conscience, à tout moment, de la souffrance qui naît dans l’esprit quand il est habité par le désir ou l’aversion mais aussi par l’agitation, la paresse ou le doute. Plus généralement par la résistance à ce qui se présente dans l’instant.

b) De prendre conscience des ressentis physiques désagréables qui accompagnent ces états d’esprit et ces pensées.

Là, c’est un sain désir de bonheur qui doit faire surface, un désir de paix intérieure, et la conscience que ce désir peut devenir réalité avec le lâcher-prise.


Le lâcher-prise : C’est l’aboutissement naturel de l’attention. L’attention ayant pénétré la réalité de l’impermanence et ses conséquences – la souffrance inévitable qui suit la saisie et l’attachement – il ne nous reste qu’à lâcher-prise. Lâcher-prise de quoi ? De tout ce qui se présente : pensées de désirs, jugements, attentes, sensations de paresse ou d’agitation, doutes, etc. Et le fruit de ce lâcher-prise ne se fait pas attendre ; il est immédiatement perceptible : paix, tranquillité, simplicité originelle retrouvée et joie.

Comment lâcher-prise ?

C’est à la fois très simple – comme lâcher un objet que l’on tient à la main et qui tombe alors tout seul – et assez compliqué si on résiste à ce qui est, si on veut que les choses soient autres que ce qu’elles sont.

Pour nous aider au lâcher-prise, nous disposons d’un autre outil : mettā, la bienveillance envers soi – notamment compassion pour nos résistances et pour notre difficulté à lâcher prise –, et envers les personnes ou les situations qui ont généré en nous désir ou aversion, paresse, agitation ou doute. Dans le Noble Octuple Sentier, la Pensée Juste est définie comme une pensée de générosité, de bienveillance et de compassion. C’est une pensée de ce type qui va se substituer à celle qui aura été lâchée et qui remplacera tension et souffrance par détente et bien-être.


Comment mettre ceci en pratique pendant le Vassa ?

Commencez par cerner le plus précisément possible une tendance dont vous aimeriez vous libérer puis prenez la ferme décision de faire un effort particulier pour vous en libérer pendant ce Vassa. Ensuite, au quotidien, développez intensivement ce processus de fonctionnement :


a) Prise de conscience : Développez l’habitude de porter une attention très fine à vos états d’esprit et pensées, et apprenez à repérer un « signal d’alarme » dès que cette tendance fait surface – par exemple un ressenti physique comme une certaine tension au niveau du visage ou un resserrement au niveau du cœur.


b) Claire conscience du manque de mettā de cette attitude et souhait de la lâcher : les tensions physiques révèlent un manque de mettā envers vous-même qui souffrez de cette attitude, et envers la personne ou la situation qui l’a engendrée.


c) Réflexion constructive et souhait de paix pour vous-même et l’ensemble de la situation.


d) Lâcher-prise : attendre que ce souhait soit profond et sincère puis lâcher la pensée qui a engendré le malaise. Vous pouvez ensuite soit garder le silence, soit vous exprimer ou agir avec un désir de conciliation et de bienveillance.

N.B. Le déroulement de ce processus s’accélère avec la pratique jusqu’à arriver à ce que le lâcher-prise suive immédiatement la prise de conscience de la tension créée par la résistance à ce qui est.


Que ce Vassa soit l’occasion d’une belle avancée
sur la voie du bonheur et de la joie !
FleurDeLotus

Source
dhammadelaforet.org
Cinq clefs pour la parole correcte :
- dire au bon moment, prononcer en vérité, de façon affectueuse, bénéfique et dans un esprit de bonne volonté."
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Re: États d’esprit et lâcher prise

Message non lu par axiste » dim. 4 nov. 2018 17:36

comment lâcher prise ?

C’est à la fois très simple – comme lâcher un objet que l’on tient à la main et qui tombe alors tout seul – et assez compliqué si on résiste à ce qui est, si on veut que les choses soient autres que ce qu’elles sont.

Pour nous aider au lâcher-prise, nous disposons d’un autre outil : mettā, la bienveillance envers soi – notamment compassion pour nos résistances et pour notre difficulté à lâcher prise –, et envers les personnes ou les situations qui ont généré en nous désir ou aversion, paresse, agitation ou doute. Dans le Noble Octuple Sentier, la Pensée Juste est définie comme une pensée de générosité, de bienveillance et de compassion. C’est une pensée de ce type qui va se substituer à celle qui aura été lâchée et qui remplacera tension et souffrance par détente et bien-être.
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