Le Bouddha et Mucilinda

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Longchen
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Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par Longchen » ven. 26 janv. 2018 10:52

Image
Le bouddha Sâkyamuni méditait, la sixième semaine après l'Éveil, assis sous un arbre, au bord d'un lac. Un violent orage éclata et la pluie fit peu à peu monter dangereusement les eaux. Le cobra Mucilinda, le roi des nâgas, sortit du lac, enroula ses anneaux sous le corps du bouddha et déploya ses capuchons heptacéphales (à sept têtes) en éventail au-dessus de lui pour le protéger de la pluie durant tout le temps que dura l'orage. Le bouddha, perdu dans sa méditation, les yeux clos, resta dans cette position jusqu'à la fin de l'orage, ignorant du danger qui le guettait.


Issu de la tradition mythologique indienne, le nâga est, en Asie du Sud-Est, un animal fantastique à corps de serpent, possédant le plus souvent de multiples têtes à capuchons de cobras (dans l'iconographie khmère, les nâgas sont représentés avec un nombre impair de têtes) ; il est considéré comme le gardien des richesses contenues dans les sols. Au Cambodge, le nâga est une figure symbolique particulièrement fondamentale car il est aussi la divinité protectrice des eaux. Selon la tradition ancienne khmère, l'équilibre de la société doit reposer sur la correspondance entre l'élément féminin, l'eau, et l'élément masculin, la terre. Le nâga est l'incarnation symbolique de cette union entre les deux éléments, il est à la fois mâle et femelle, et peut vivre aussi bien sur la terre que sous les eaux. Le nâga fait également écho à la tradition khmère selon laquelle les serpents sont liés aux origines de la royauté.
(...)
Nathalie Martin

http://tracesduserpent.ens-lyon.fr/boud ... linda.html
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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par Longchen » ven. 26 janv. 2018 12:20

Je comprends de cet épisode surnaturel de la vie du Bouddha que ses Qualités évoquent naturellement l'aide d'êtres puissants, qui spontanément viendront le protéger, sans qu'une intervention particulière de la part du Bouddha soit nécessaire en fait.

Dans le fil sur le pouvoir de Metta il était question de quelque chose de semblable, c'est à dire que la qualité d'Amitié Bienveillante (Metta) était aussi une "formule de protection".
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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par tirru... » ven. 26 janv. 2018 12:59

Bonjour Longchen,

C'est aussi l'expression d'une certaine adoration qui pousse les adorateurs à l'ériger en être surnaturel, loin de son humanité et puis ça donne un côté science fiction aussi attrayant qu'un bon Star Wars ! Bref, le domaine des croyances et de la superstition.
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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par Longchen » ven. 26 janv. 2018 13:54

tirru... a écrit :
ven. 26 janv. 2018 12:59
Bonjour Longchen,

C'est aussi l'expression d'une certaine adoration qui pousse les adorateurs à l'ériger en être surnaturel, loin de son humanité et puis ça donne un côté science fiction aussi attrayant qu'un bon Star Wars ! Bref, le domaine des croyances et de la superstition.
Oui, on est dans le domaine des croyances et des superstitions ici, qui peuvent varier selon les cultures dans lesquelles le bouddhisme s'est implanté.
Cette histoire pourrait aussi être regardée comme une allégorie, mais bien sûr on est sur cette pente et l'humanité du Bouddha s'éloigne.
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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par ShraWaKa » ven. 26 janv. 2018 14:03

Bouddha nous enseigne que le disciple instruit souhaitant progresser dans la voie de la libération ne doit s'attarder dans la perception des phénomènes ni dans leur détails ni dans leur ensemble.

C'est peut être une façon habile de dire que la compréhension se tisse dans la relation interdépendante des différents aspects de la réalité ?

Il est conté l'histoire de moines Theravada arborant pieds nu la pénombre de la jungle sans crainte d’être mordu par un serpent parce qu'ils rayonnaient Saddha et Metta.

Il est implicitement sous entendu de la part de grands érudits du Mahayana que certaines pratiques ostentatoires ne sont que des moyens habiles pour guider les puthujjana.

Je vois dans cette image une souris face à un sens interdit.

L'esprit perçoit le dhamma selon la réalité apparente, le cœur perçoit le dhamma en toute chose.
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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par Longchen » ven. 26 janv. 2018 16:31

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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par ted » ven. 26 janv. 2018 19:54

N'empêche qu'on retrouve des serpents, des reptiles, des nagas, des dragons reptiliens dans tous les mythes de l'histoire de l'humanité, dans tous les contes, dans toutes les religions.

C'est étrange tout de même. :roll: Il n'y a pas de fumée sans feu. :shock:

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" O Mahânâma... Entre la délivrance d'un disciple laïc et celle d'un bhikkhu, il n'y a aucune différence. " (Samyutta-nikâya)


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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par Longchen » sam. 27 janv. 2018 08:14

ted a écrit :
ven. 26 janv. 2018 19:54
N'empêche qu'on retrouve des serpents, des reptiles, des nagas, des dragons reptiliens dans tous les mythes de l'histoire de l'humanité, dans tous les contes, dans toutes les religions.

C'est étrange tout de même. :roll: Il n'y a pas de fumée sans feu. :shock:
Oui, aussi.
Mais parfois dans la pénombre on peut voir une simple corde et croire que c'est un serpent (il y a une histoire comme celle-là dans le bouddhisme je crois).
Et donc...comment savoir où on met vraiment les pieds ? Butterfly_tenryu
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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par ShraWaKa » sam. 27 janv. 2018 08:46

Longchen a écrit :
sam. 27 janv. 2018 08:14
Mais parfois dans la pénombre on peut voir une simple corde et croire que c'est un serpent (il y a une histoire comme celle-là dans le bouddhisme je crois).
Et donc...comment savoir où on met vraiment les pieds ? Butterfly_tenryu
Oui j'ai déjà entendu cette analogie de la part de Matthieu Ricard au sujet de la notion d'absence ego qui émeut la mentalité occidentale.
Il explique que selon un proverbe tibétain (il me semble), lorsqu'on entre dans un pièce mal éclairée on peut sursauter à la vue d'un serpent mais si on allume la lumière on se rend compte qu'il ne s'agissait que d'une corde enroulée.
Le serpent n'a jamais existé mais ce n'est pas pour autant qu'il n'y a rien.
C'est la même chose pour la disparition de l'ego, il ne s'agit pas de devenir un pantin sans personnalité mais de changer de perspective en comprenant la vraie nature de cet ego.
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Edit en corrigeant 'sa vraie nature' par 'la vraie nature de cet ego' pour éviter un malentendu...
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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par ShraWaKa » dim. 28 janv. 2018 14:37

snake_naga.jpg
source dhammadana.org

L’entrée des 3 frères Kassapa dans le saṃgha

La rencontre de l’ermite Uruvela Kassapa avec Bouddha

Il était une fois trois frères, connus sous le nom des « frères Kassapa ». L’aîné se nommait Uruvela Kassapa, car il vivait dans le bois d’Uruvela. Le cadet se nommait Nadī Kassapa, car il vivait au bord d’une rivière (Nadī signifie rivière, en pali). Le benjamin se nommait Gayā Kassapa, car il vivait près de la grande rivière Gayā (dans laquelle se jette la rivière qui coule près des habitations des deux autres frères). Le premier avait cinq cents disciples, le second en avait trois cents, et le troisième, pour sa part, en avait deux cents. Ces trois frères et tous leurs disciples s’adonnaient aux attakilamathā nuyoga (pratiques qui oppriment, qui épuisent le corps). Ils étaient tous convaincus que cet entraînement était en mesure de les conduire à la plus haute sagesse. Un jour, en se déplaçant dans la forêt d’Uruvela, Bouddha arriva vers la kuṭī de l’ermite Uruvela Kassapa. En s’approchant de lui, il lui demanda :

« Me laisseriez-vous passer quelque temps auprès de vous ?

— Je n’y vois pas d’objection, mais il n’y a pas place pour loger.

— Je peux dormir n’importe où, la cuisine me conviendra très bien.

— N’allez surtout pas dans la cuisine, un puissant dragon-serpent y a pris place, il est très dangereux.

— Ne vous inquiétez pas pour moi, je ne risque rien.

— C’est comme vous voulez, à vos risques et périls ! »

Bouddha entra dans la cuisine et s’assit sur l’herbe qui était posée sur le sol, en se concentrant paisiblement sur ānāpāna. À ce moment-là, le dragon-serpent pénétra à son tour dans la cuisine. Voyant quelqu’un installé à sa place, il se plongea dans une immense colère. Il cracha du feu et de la fumée sur Bouddha. À l’aide de ses pouvoirs, le Bienheureux se mit aussi à faire jaillir du feu sur le dragon-serpent. De l’extérieur, on pouvait voir la cuisine enveloppée par de larges flammes comme si elle était complètement incendiée. Accourant précipitamment pour observer cet inquiétant spectacle, l’ermite se soucia de Bouddha :

« Le pauvre ! Il est mort alors qu’il était encore si jeune. Il avait une si belle apparence. »

Le combat dura toute la nuit, sans que personne osât approcher en raison des puissantes et dangereuses flammes. À l’aube, Bouddha décida de soumettre le dragon-serpent par la force de sa bienveillance. Il vainquit la créature, devenue inoffensive, sans lui avoir fait le moindre mal. Comme il voulut montrer le dragon-serpent à l’ermite sans l’effrayer, il le réduisit de sorte à le faire rentrer dans son bol. Devenu tout petit, il n’osait même plus cracher de feu. Quand Bouddha sortit de la cuisine, il s’approcha de l’ermite, ébahi de surprise. En lui tendant le bol, il ouvrit le couvercle pour lui en montrer le contenu :

« Le voici, votre dragon-serpent ! »

Doublement surpris, l’ermite Uruvela Kassapa songea :

« Il a de grands pouvoirs ce renonçant, alors que moi, je n’en ai pas. Néanmoins, il n’est pas encore arahant comme moi ! »

Bouddha connaissait parfaitement les pensées de l’ermite ; or il demeura silencieux.

L’ermite était donc persuadé d’être plus accompli que Bouddha. Néanmoins, il reconnaissait que son invité fut digne de respect ; il avait beaucoup d’admiration pour lui :

« Ô grand renonçant ! Restez donc avec moi ! Je vous nourrirai tous les jours. »


source dhammadana.org
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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par Longchen » dim. 28 janv. 2018 15:54

Ah voilà, Ted avait raison alors, il n'y a pas de fumée sans feu ! :D

Ici je pense que cette histoire est un enseignement imagé sur la colère et la façon de la dompter, le serpent représentant le poison de la colère. C'est l'enfer des passions !

Sinon je pensais également que les serpents étaient (et sont) aussi très présents en Inde ; sous nos latitudes moins chaudes et humides ils sont moins présents et ne représentent pas le même danger.
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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par ShraWaKa » dim. 28 janv. 2018 19:21

Longchen a écrit :
dim. 28 janv. 2018 15:54
Ici je pense que cette histoire est un enseignement imagé sur la colère et la façon de la dompter, le serpent représentant le poison de la colère. C'est l'enfer des passions !
Tout à fait Longchen jap_8 et il y a aussi une belle leçon d'humilité de la part du Bouddha afin de guider au mieux l'ermite...
Doublement surpris, l’ermite Uruvela Kassapa songea :

« Il a de grands pouvoirs ce renonçant, alors que moi, je n’en ai pas. Néanmoins, il n’est pas encore arahant comme moi ! »
Bouddha connaissait parfaitement les pensées de l’ermite ; or il demeura silencieux.
L’ermite était donc persuadé d’être plus accompli que Bouddha. Néanmoins, il reconnaissait que son invité fut digne de respect ; il avait beaucoup d’admiration pour lui :
« Ô grand renonçant ! Restez donc avec moi ! Je vous nourrirai tous les jours. »
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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par Zopa2 » mar. 30 janv. 2018 21:50

ShraWaKa a écrit :
sam. 27 janv. 2018 08:46
Longchen a écrit :
sam. 27 janv. 2018 08:14
Mais parfois dans la pénombre on peut voir une simple corde et croire que c'est un serpent (il y a une histoire comme celle-là dans le bouddhisme je crois).
Et donc...comment savoir où on met vraiment les pieds ? Butterfly_tenryu
Oui j'ai déjà entendu cette analogie de la part de Matthieu Ricard au sujet de la notion d'absence ego qui émeut la mentalité occidentale.
Il explique que selon un proverbe tibétain (il me semble), lorsqu'on entre dans un pièce mal éclairée on peut sursauter à la vue d'un serpent mais si on allume la lumière on se rend compte qu'il ne s'agissait que d'une corde enroulée.
Le serpent n'a jamais existé mais ce n'est pas pour autant qu'il n'y a rien.
C'est la même chose pour la disparition de l'ego, il ne s'agit pas de devenir un pantin sans personnalité mais de changer de perspective en comprenant la vraie nature de cet ego.
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Edit en corrigeant 'sa vraie nature' par 'la vraie nature de cet ego' pour éviter un malentendu...
Je vais vous raconter quelque chose à propos de cette histoire de corde. Il s'agit d'un témoignage rare du Dalaï Lama (rare parce qu'il ne parle presque jamais de ses réalisations) :

" À 35 ans, je méditais sur le sens d'un passage d'un commentaire de Tsongkgapa sur l'existence d'un moi, homogène ou distinct de l'entité corps-esprit, et sa relation avec l'élaboration de concepts. Voici le passage :

- Une corde mouchetée et enroulée peut se confondre avec un serpent qui se love. En apercevant cette corde dans un endroit peu éclairé, on pense immédiatement : " C'est un serpent ! " On voit un serpent, alors que la corde et le moindre de ses composés n'ont rien de commun avec lui. On conclut alors qu'il est né d'une simple élaboration conceptuelle. De même, quand la pensée " moi " se manifeste en dépendance avec l'esprit et le corps, il n'y a aucun lien : pas de " moi" qui soit uni au continuum des instants passés et futurs des agrégats, ou aux agrégats à un moment donné, ou à des agrégats séparés les uns des autres, ou au continuum individuel des agrégats. Il n'y a pas non plus la moindre chose qui soit une entité distincte de l'esprit et du corps et qui soit appréhendable comme le "moi". En conséquence, le "moi" est né tout simplement d'un concept élaboré en interdépendance avec l'esprit et le corps. Il n'est pas instauré selon sa propre nature.-

Subitement, une lumière a envahi ma poitrine. J'étais très impressionné. Les semaines qui suivirent, les gens que je rencontrais étaient semblables à des illusions créées par un magicien. En apparence, ils avaient une existence inhérente. Mais je savais que ce n'était pas la réalité. C'est ainsi que j'ai commencé à prendre conscience que le refus de l'existence du "moi" et des autres phénomènes agit effectivement sur l'apparition des émotions perturbatrices. Chaque matin, je médite sur la vacuité. Je me remémore cette expérience pour qu'elle soit une inspiration dans mes activités quotidiennes. Dès que je pense ou dis "moi" dans le contexte d'une obligation à faire ceci ou cela, cette impression surgit. Mais je ne revendique pas encore une pleine connaissance de la vacuité."
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par ShraWaKa » mar. 30 janv. 2018 22:18

Merci Zopa pour ce précieux témoignage jap_8
La sagesse et l'humilité du Dalaï Lama seront toujours une grande source d'inspiration FleurDeLotus
Dès que je pense ou dis "moi" dans le contexte d'une obligation à faire ceci ou cela, cette impression surgit. Mais je ne revendique pas encore une pleine connaissance de la vacuité."
Matthieu Ricard bénéficie sans doute de son aura car c'est effectivement révélateur lorsqu'on écoute attentivement ses discours, ce léger moment d'hésitation parfois perceptible ou il 'peine' à employer les mots je, mien, mon ...ou bien noter les tournures qu'il emploi juste pour les contourner...

C'est un excellent enseignement qui nous invite à réfléchir sur l'implication de l'ego dans nos paroles et c'est d'autant plus vrai lorsqu'on prend le temps de l’écrire...

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Re: Le Bouddha et Mucilinda

Message non lu par ShraWaKa » ven. 9 mars 2018 10:10

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