Questions du novice

Le Bouddhisme Theravāda est la branche la plus ancienne du bouddhisme.
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ShraWaKa
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Re: Questions du novice

Message non lu par ShraWaKa » ven. 28 sept. 2018 18:56

Mael a écrit :
mer. 26 sept. 2018 17:23
En effet je voulais dire Mahayana au lieu de Hinayana :lol:
A titre d'infos parce que le terme a été employé et que cette confusion est instructive,
il est intéressant de déterrer le topic intitulé Le terme "Hinayana" est à bannir.

Par ailleurs, j'en profite au passage pour exprimer mon avis sur le fait que le point de rencontre de différents courants d'un océan* est généralement source d'abondance ...delphinus

* qu'il soit marin ou samsarique...

flower_mid
Mael
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Re: Questions du novice

Message non lu par Mael » ven. 28 sept. 2018 19:32

Bonsoir à tous et à toutes.
Je ne peux que vous remercier pour vos participations à ma découverte du Boudhisme, je vais prendre le temps de lire chaque post avec reflexion.
Agréable soirée à vous tous FleurDeLotus
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davi
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Re: Questions du novice

Message non lu par davi » sam. 29 sept. 2018 15:19

Mael a écrit :3 : Concernant le Kamma
Le Kamma se définit il seulement par" Loi de cause à effet" ?
Étymologiquement le karma c'est l'action. Il y a trois types d'action : mental, verbale, corporel. Toutes trois ont pour origine une intention mentale. Par extension le karma c'est aussi les conséquences de l'action. Le karma c'est la loi de causalité circonscrite à la sphère mentale. On ne parle pas de karma pour les phénomènes physiques : la pluie tombe du fait de la saturation en eau du ciel mais ce n'est pas karma, à moins qu'on ait projeté un barbecue ce jour-là... :D
4 : Sauriez m'expliquer clairement la relation Théorie Karmique - Renaissance ?
On retrouve "cette théorie" dans les douze maillons de la coproduction conditionnée. Le quatrième maillon qui sont nos agrégats de renaissances (nama-rupa ou esprit-corps) provient directement de la conscience karmique, laquelle est l'entrepôt (silo de graines) karmique de nos actions passées. L'esprit habite le corps comme une personne habite une maison, mais cet esprit est en relation étroite avec ce corps : un esprit humain dans un corps humain (tantôt bébé, tantôt enfant, tantôt adulte, tantôt vieillard). Les deux se développent en simultanéité. Notre esprit actuel est limité de par sa condition. Il correspond à l'action qui lui a donné naissance. On dit qu'on prend une renaissance humaine suite à une pratique morale ou éthique. De même que si l'on se comporte comme une bête on créé les causes de renaître dans cette sphère de renaissance. Mais c'est au moment de la mort qu'est activée la nature de notre prochaine renaissance : un esprit positif (vertueux) ou négatif (non vertueux) active une graine karmique de même nature, donc une renaissance heureuse ou malheureuse. C'est pourquoi il convient de cultiver les états d'esprit positifs au cours de notre vie, pour que naturellement le dernier esprit généré soit positif et que nous bénéficions d'une renaissance heureuse. Certains peuvent avoir des doutes sur le bien fondé de la loi karmique, parce qu'ils trouvent injuste que la personne qui développe les effets d'un bon ou mauvais karma n'est pas la personne qui a généré celui-ci. Mais c'est parce que leur vision de la personne est étroite. Une personne n'existe que par désignation, tout comme n'importe quel phénomène. Il est plus juste de considérer un flux de conscience qui tantôt se manifeste sous forme animale, tantôt sous forme humaine ou autre, sans s'arrêter à un début (naissance) et une fin (mort); naissance et mort sont également juste des imputations mentales.
S'indigner, s'irriter, perdre patience, se mettre en colère, oui, dans certains cas ce serait mérité. Mais ce qui serait encore plus mérité, ce serait d'entrer en compassion.
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davi
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Re: Questions du novice

Message non lu par davi » dim. 30 sept. 2018 15:38

Guéshé Kelsang Gyatso a écrit :LES PERSONNES

DÉFINITION DE LA PERSONNE

Une personne est par définition un je imputé en dépendance de l'un des cinq agrégats.

Personne, être, soi et je sont synonymes. La fonction d'une personne est d'accomplir des actions et de faire l'expérience de leurs résultats.

Les cinq agrégats d'une personne sont l'agrégat de la forme qui est le corps de la personne, l'agrégat de la conscience, qui est les esprits primaires de la personne, et les agrégats de la sensation, de la discrimination et des facteurs composants, qui sont les états d'esprit secondaires, ou facteurs mentaux, de la personne. Ici, parmi les cinquante et un facteurs mentaux, la sensation et la discrimination ont été mis à part pour constituer le troisième et le quatrième agrégats. Les autres quarante neuf facteurs mentaux sont inclus dans le cinquième agrégat, l'agrégat des facteurs composants. Nous pouvons donc voir que tous les cinq agrégats sont inclus dans le corps et l'esprit d'une personne.

La fonction d'une personne, accomplir des actions et faire l'expérience de leurs résultats, dépend entièrement des agrégats de la sensation et de la discrimination. Si une personne n'avait pas de discrimination, elle ne pourrait pas accomplir d'actions, et sans sensation, elle ne pourrait pas faire l'expérience des résultats de ces actions. C'est pour souligner cela que ces deux facteurs mentaux sont présentés séparément à l'intérieur des cinq agrégats.

La définition de la personne donnée ici est utilisée par les quatre écoles bouddhistes. En se demandant « Où est le je ? » et « Qu'est ce que le je ? » l'école bouddhiste la plus inférieure, les vaibashikas, croit avoir trouvé que le je est juste la collection des cinq agrégats. Certains sautrantikas croient la même chose que les vaibashikas, alors que d'autres croient la même chose que les madhyamika svatantrikas, que le je est la conscience mentale racine. Les tchittamatrines croient que c'est la conscience base de tout qui est le je. Les madhyamika prasanghikas rejettent toutes ces affirmations. Ils réalisent que le je est simplement imputé en dépendance de l'un de ses agrégats. Si nous sommes satisfaits avec ce je simplement imputé, nous pouvons dire « je m'en vais », « J'ai (pg9) faim », et ainsi de suite; mais si nous examinons plus à fond, en essayant de trouver un je qui existe de manière substantielle qui n'est pas une simple imputation, nous ne trouverons rien. Cela est dû au fait que tous les phénomènes, y compris le je, sont en réalité simplement imputés par l'esprit, et n'existent absolument pas de leur propre côté.

DIVISION DES PERSONNES

Il y a une division en deux parties des personnes en bouddhas et en non bouddhas, une autre division en deux parties en êtres ordinaires et en êtres supérieurs, et une division en cinq parties en bouddhas, en bodhisattvas, en conquérants solitaires, en auditeurs et en êtres migrateurs.

GÉNÉRATION DES PERSONNES

Comme il a été mentionné plus haut une personne est imputée en dépendance de l'un des cinq agrégats. Notre je, ou soi, actuel est par exemple imputé en dépendance de nos agrégats de cette vie. Nos agrégats sont la base d'imputation de notre je, et notre je est le phénomène imputé sur eux. Quand notre conscience est entrée dans la matrice de notre mère au moment de la conception, notre corps grossier de cette vie a progressivement commencé à se développer, et la réunion de cet esprit et de ce corps est devenue la base d'imputation du soi, ou je, de cette vie. Quand nous sommes sortis de la matrice, nos parents nous ont donné un nom et par la suite nous en sommes venus à nous identifier avec ce nom. Tout au long de notre vie nous adoptons un certain nombre d'identités différentes, nous sommes par exemple un enfant, un adolescent, un employé, le mari ou la femme, ou une personne âgée. Dans chaque cas, la base en dépendance de laquelle cette identité est imputée est les agrégats de notre corps et de notre esprit et la fonction particulière qui est alors la nôtre. Si nous avons par exemple une formation d'avocat les autres en parlant de nous diront l'avocat et nous allons nous identifier à un avocat; si nous parvenons à l'âge de la retraite, les autres diront que nous sommes une personne âgée et nous allons nous identifier à une personne âgée, et ainsi de suite.

Quand nous mourrons notre conscience quittera ce corps et entrera dans un nouveau corps. Ce corps et cet esprit nouveaux deviendront alors la base d'imputation de notre soi, ou je, de notre prochaine vie. Par exemple, si nous prenons les agrégats d'un animal après la mort, nous deviendrons un animal, et si nous prenons les agrégats d'un dieu, nous deviendrons un dieu. Depuis des temps sans commencement nous avons eu d'innombrables renaissances et chaque fois nous avons développé une nouvelle identité sur la base des agrégats que nous avons pris. Toutefois, si nous cherchons une personne qui existe vraiment dans chacune de ces renaissances, nous ne la trouverons pas parce que, quelle que soit la sorte de renaissance prise, notre soi, ou je, est simplement imputé par la pensée en dépendance des agrégats de cette vie là. Si nous comprenons cela clairement et que nous méditons sur cette connaissance, cela nous conduira à une réalisation de la vacuité du je, ou personne.

COMMENT APPLIQUER NOTRE COMPRÉHENSION DE LA PERSONNE À LA PRATIQUE DU DHARMA

Il est nécessaire de développer une compréhension de la nature conventionnelle de la personne et de la nature ultime de la personne. Ayant une certaine compréhension de la nature conventionnelle de la personne, nous verrons que la fonction d'une personne est d'accomplir des actions, ou karma, et de faire l'expérience de leurs résultats. Ainsi, si nous accumulons du karma positif, il est certain que nous ferons l'expérience de résultats bénéfiques, et si nous accumulons du karma négatif, il est certain que nous ferons l'expérience de résultats désagréables. Dans la plupart des cas, nous faisons l'expérience des effets du karma dans les vies futures. Bien que la personne de notre vie future, qui fera l'expérience des effets des actions que nous avons accomplies au cours de cette vie, ne soit pas la personne de cette vie, ce sera néanmoins « nous » qui ferons l'expérience de ces effets. Si nous nions cela, nous nions un principe fondamental du dharma, que les résultats d'une action ne peuvent pas mûrir sur une autre personne. Par conséquent, la mort et la renaissance seules ne nous protègent pas des conséquences de nos actions. En réfléchissant profondément à cela, nous prendrons la ferme (pg10) décision d'éviter les actions négatives et de n'accomplir que des actions positives, et nous mettrons cette décision en pratique dans notre vie.

En comprenant que la personne est simplement imputée en dépendance des agrégats du corps et de l'esprit, et qu'elle ne peut être trouvée nulle part à l'intérieur de ceux ci, nous en viendrons à comprendre la nature ultime de la personne la vacuité. En nous familiarisant avec la vacuité des personnes par la méditation, et en particulier avec la vacuité de notre propre je, nous allons progressivement abandonner la saisie du soi qui est la racine de toutes les souffrances et nous parviendrons finalement à la libération complète de toutes les souffrances du samsara.

Comprendre l'esprit, éditions Tharpa
https://tharpa.com/fr/comment-comprendre-l-esprit.html
S'indigner, s'irriter, perdre patience, se mettre en colère, oui, dans certains cas ce serait mérité. Mais ce qui serait encore plus mérité, ce serait d'entrer en compassion.
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